Le logement neuf continue d’accumuler les records à la baisse en cet automne. Selon la météo immobilière d’Adéquation, moins de 10 000 logements neufs ordinaires ont été réservés au troisième trimestre 2026, un niveau historiquement bas. L’investissement locatif reste marginal, tandis que les prix du neuf résistent.
Moins de 90 000 ventes dans le neuf attendues en 2026
Dans le détail, la commercialisation des logements neufs peine toujours à retrouver des couleurs. Au troisième trimestre 2026, les réservations de logements neufs ordinaires sont passées sous la barre des 10 000 unités, soit une chute de 22 % sur un an. Sur les huit premiers mois de l’année, les particuliers avaient réservé 31 000 logements en promotion immobilière, en recul de 14 % par rapport à 2025.
Le bilan annuel s’annonce tout aussi préoccupant. Adéquation anticipe seulement 90 000 réservations en promotion de logements ordinaires sur l’ensemble de 2026, un volume inférieur à 100 000 unités. A titre de comparaison, le marché comptabilisait encore 102 000 réservations en 2025, 112 000 en 2024 et 138 000 en 2022.
L’investissement locatif reste à la peine
Malgré un léger mieux, l’investissement locatif ne redémarre que timidement. Sur les neuf premiers mois de 2026, 8 600 logements neufs ont été vendus à des investisseurs, contre 8 000 à la même période en 2025. Une progression qui demeure insuffisante pour enrayer la faiblesse historique de ce segment.
En parallèle, l’offre commerciale reste conséquente. Au 31 août 2026, 87 000 logements neufs étaient disponibles à la vente, un volume stable. Près de 10 % de ces biens étaient toutefois déjà livrés, signe d’un stock « dur » qui ne se limite plus aux seuls programmes en cours de construction.
Des prix du neuf stables face à la hausse des loyers
Dans ce contexte dégradé, les prix des logements en promotion immobilière résistent. Au troisième trimestre 2026, ils atteignent en moyenne 5 360 €/m², parking inclus, soit un recul limité à 1 % sur un an.
L’ancien collectif affiche, lui, un prix moyen de 2 920 €/m², en hausse de 2 % sur un an. Sur le marché locatif privé, le loyer moyen atteint 14,20 €/m², en progression de 4 %, une tendance observée dans la quasi-totalité des régions françaises.
Enfin, avec 370 700 logements autorisés sur douze mois glissants, d’août 2025 à juillet 2026, la construction reste en retrait : les autorisations demeurent près de 10 % sous la moyenne des cinq dernières années.
Ainsi, entre des ventes qui décrochent, un investissement locatif encore atone et des prix qui corrigent à peine, le logement neuf aborde la fin 2026 avec un déséquilibre persistant entre une demande fragilisée et une offre qui peine à s’écouler.






